Vol de 19 sacs d’engrais chimiques à NYARUSANGE à Gitega

 

Vol de 19 sacs d’engrais chimiques à NYARUSANGE à Gitega
(Source: Olucome)
Le 22 février 13

 

Le chef de zone a.i de BUKORO en commune NYARUSANGE province GITEGA, un retraité de l’enseignement et un commerçant ont été attrapés en fragrant délit de vol d’engrais chimiques selon des sources sur place et ont été incarcérés. L’administrateur communal, qui serait impliqué dans cette affaire, dénonce une détention illégale. Actuellement, les pressions pèsent sur le chef de poste qui a incarcéré ces présumés voleurs.

C’était vers 19 heures passées de ce mardi 19 février 2013. Le chef de poste de NYARUSANGE s’aperçoit de trois personnes qui déchargent des sacs d’engrais chimiques dans les entrepôts de la commune, selon nos sources. Il s’inquiète de voir des gens transporter des sacs d’engrais alors que ces activités s’opèrent la journée. Il s’agissait du chef de zone a.i de BUKORO, dénommé PONDORO, du commerçant surnommé MUHAHA et d’un ancien enseignant aujourd’hui en retraite. Le chef de poste a donc arrêté ces trois personnes et les a incarcérés, puisqu’il s’agissait d’une fragrance. Cette nuit même, le chef de poste a été sommé par le commissaire provincial de GITEGA de libérer immédiatement ces personnes. Cependant, il a refusé arguant qu’il ne peut pas libérer un détenu en pleine nuit de peur qu’il ne rencontre des difficultés en rentrant chez lui, et qu’il fallait attendre l’aboutissement des enquêtes. Signalons en passant que MUHAHA est un cousin d’un très haut gradé du Service National des Renseignements (SNR).

Nos sources ajoutent que l’administrateur de la commune NYARUSANGE ainsi que l’agronome communal sont impliqués dans les vols répétés d’engrais chimiques observés dans cette localité. Elles rappellent qu’en septembre 2012, ces cas de vol d’engrais se sont observés et le dossier a été traité au niveau de la Brigade anticorruption.

Ce matin du mercredi 20 février, il se serait tenu une réunion dans les bureaux de l’administrateur communal pour que l’infraction soit retournée contre ce chef de poste. L’on veut, en effet, faire charger ce chef de poste pour affirmer qu’il est de connivence avec les voleurs de l’engrais chimique, et qu’il aurait arrêté ces trois personnes pour se couvrir.

Une “détention arbitraire” selon l’administrateur communal

Contacté, l’administrateur communal de NYARUSANGE évoque une détention arbitraire. Pour lui, ces 19 sacs n’ont pas été volés. Il avance qu’ils appartenaient à des gens de la colline BIHOMBORA, et que ce commerçant allait les déplacer pour eux, parce que la population n’a pas pu les transporter à cause des glissements causés par la pluie.

D’après cet administrateur, le chef de poste les a arrêtés sans enquête préalable et sans justification aucune. Ce qui est étonnant, poursuit l’administrateur, c’est que même ses supérieurs hiérarchiques (les commissaires provincial et régional) le cherchent sans le trouver. “Il a éteint son téléphone, peut-être qu’il a déjà pris le large”, a-t-il renchéri. Pour lui, ce qu’a fait le chef de poste est incompréhensible dans la mesure où personne ne lui a demandé d’arrêter des voleurs.

L’OLUCOME s’inquiète du sort du chef de poste : les intimidations ont déjà commencé

Cette affaire ressemble à beaucoup d’autres où des gens courageux, remplissant correctement leurs missions, qui lèsent aux majestés, sont poursuivis, persécutés, malmenés, maltraités, etc. Ce chef de poste de NYARUSANGE, qui a fait honorablement son travail risque des poursuites. Comme l’a déjà annoncé l’administrateur en évoquant l’infraction de “détention arbitraire”. Et en ajoutant que ce chef de poste est de connivence avec les voleurs d’engrais chimiques. Ces accusations confirment les informations que détient l’OLUCOME, de vouloir retourner le tort au chef de poste.

Il faut que ce chef de poste que soit protégé, il a fait un devoir citoyen, en plus de sa mission quotidienne, conformément à la constitution burundaise, contrairement à ce qu’a dit l’administrateur selon lequel “personne n’avait demandé à ce policier d’arrêter des voleurs”.

L’on se demande pourquoi les commissaires provincial et régional se mobilisent pour demander la libération des présumés voleurs avant que les enquêtes ne soient menées, alors qu’ils n’ignorent pas la loi.

Il faut que l’Etat bannisse à jamais l’impunité des administratifs. Ce cas, parmi une multitude d’autres, vient après celui d’un administratif de MURAMVYA qui a affirmé publiquement que seuls ceux qui ont voté pour le CNDD-FDD sont bénéficiaires de l’engrais chimique. Il n’a pas été poursuivi pour ses propos divisionnistes.

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